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L'hyperacousie

enferme insidieusement

Hyperacousie

Quand entendre devient douloureux

Quels sont les symptômes de l’hyperacousie

Pour Natacha Chetritt-Bonneyrat, l’hyperacousie est un dysfonctionnement de la sphère auditive en mémoire à un traumatisme émotionnel.

En préambule, il faut réfuter l’idée selon laquelle les symptômes d’hyperacousie sont la manifestation d’un système auditif affecté par une lésion irréversible et « qu’il vous faudra vivre avec » ou « qu’aucune solution n’existe » comme il est très souvent asséné (sauf cas particuliers définis par des critères médicaux stricts).

Toute maladie requiert une présence médicale. Seul un médecin est habilité à poser le diagnostique. Ainsi, la complémentarité, l’ouverture, l’intelligence mises en commun, offrent plus de chances de guérison que n’importe quelle démarche isolée.

Les symptômes qui affectent le patient hyperacousique sont multiples sans que pour autant ils ne se manifestent tous simultanément chez un même sujet.

On notera ici les plus communément évoqués, d’ordre physique :

– Gêne auditive pouvant aller jusqu’à la douleur physique
 Sensation d’oreille bouchée ou cotonneuse, perception des sons feutrée
 Crispation et claquement dans l’oreille
 Pavillon de l’oreille chaud, avec parfois une manifestation visible de l’extérieur
 Céphalée
 Nausée et vertige
 Douleur dans le maxillaire inférieur
 Distorsions acoustiques
 Fatigue chronique
– Tensions musculaires dans d’autres régions de la tête ou de la nuque
– Sensation de vibration du tympan

Ceux qui relèvent du désordre émotionnel :

– Perte de joie de vivre « la vie devient sombre, elle n’a plus aucun sens »
 Problèmes comportementaux « solitude, repli sur soi-même, enfermement physique et mental »
 Troubles relationnels « le sujet se sent rejeté, exclu, incompris du corps médical et de son entourage proche »
– Tendance à se murer dans le silence, s’éloigner de ses proches, cherchant désespérément le moyen de ce protéger d’un potentiel danger à venir
– Toute communication devient progressivement difficile tant sur le fond que sur la forme

– La personne fuit ou endure, encore et encore, jusqu’à l’épuisement
– Comportement pouvant être perçu comme obsessionnel par l’entourage
– Peur d’avoir une pathologie irréversible
– Troubles d’anxiété et état dépressif « le sujet se voit sans solution, un parcours de solitude que beaucoup qualifient comme une descente aux enfers»

 

En pareils cas, des situations sonores habituellement anodines peuvent alors se révéler insupportables, telles que : le bruit du jet de douche frappant le carrelage, le déroulement d’un rouleau de ruban adhésif, les bruits de vaisselle qui s’entrechoque, les applaudissements ou les voix aiguës.
 
Le son de sa propre voix, le bruit de ses propres pas et la mastication, elle-même, peuvent parfois devenir intolérables.
 
La quantification de la douleur n’est nullement proportionnelle à la durée d’exposition, toutefois le temps d’exposition peut-être aussi préjudiciable que l’intensité.
 
Ainsi, le simple cri d’un enfant peut provoquer une très forte douleur pouvant durer de quelques heures à plusieurs jours.
 
Conscient que la perception de certains sons ou l’exposition à certains niveaux sonores, même de très courte durée, entraine douleur et fatigue, le patient hyperacousique va avoir tendance à se protéger contre toute « agression » sonore potentielle en portant des protections auditives (bouchons d’oreilles) dans la plupart des situations de la vie courante.
 
De fait, l’hyperacousie concourt à une modification comportementale notable chez le sujet affecté avec la mise en place de schémas de fonctionnements disproportionnés face aux situations du quotidien.
 
On notera que l’hyperacousie ne relève pas de la phonophobie, mais que les attitudes de protections légitimes du patient hyperacousique peuvent être la conséquence d’une phonophobie induite.
 
Il est fréquemment observé chez le sujet souffrant d’une hypersensibilité auditive la mise en place de réflexes comportementaux conditionnés, à l’insu de celui-ci, qui altèrent considérablement sa qualité de vie quotidienne et impactent, jusqu’à le ruiner, le schéma professionnel, familial et social affectant profondément et durablement son existence. 

Quelle est la conduite à tenir par un patient souffrant d'hyperacousie

L’apparition d’un symptôme d’hyperacousie au même titre que celui de l’acouphène, relève d’une urgence médicale et il est impératif de consulter en première intention les services de médecine ORL dans un délai de 48 heures.

La prise en charge d’une personne souffrant d’hyperacousie requiert de l’expérience et une grande dextérité.

Lors de la survenance des symptômes d’hyperacousie, associés ou non à des symptômes d’acouphènes, il est médicalement impossible de préjuger si nous sommes en présence d’un épisode éphémère ou d’un phénomène qui s’installera durablement pour donner naissance à ce que nous qualifierons de « pathologie chronique invalidante ».

Dans ce contexte, le patient atteint d’hyperacousie doit recourir à une hygiène sonore responsable et raisonnable en octroyant à son système auditif le repos nécessaire à la « cicatrisation » en excluant de son quotidien toutes sollicitations sonores superflues et déléguer autant que possible les tâches qui le conduiraient dans des endroits bruyants (supermarché, sortie d’école, réunions professionnelles, repas au restaurant ou activités de loisirs…).

Le port d’obturateurs anti-bruits pourra, temporairement et sous conditions, être recommandé pour subvenir à certaines situations sonores incontournables. Il ne s’agit pas, là, de laisser le sujet hyperacousique affronter toutes les situations sonores sans discernement et sans précaution préalable ce qui conduirait immanquablement à l’accentuation des symptômes.

L’utilisation de protections auditives doit se faire avec tact et mesure. A cet égard, il est impératif d’avoir recours à des obturateurs sur mesure de type Pianissimo® seuls garants d’une filtration linéaire et restituant fidèlement l’environnement sonore ambiant. Toutes autres protections auditives dites professionnelles, mêmes avec des pourcentages d’atténuation supérieurs sont à proscrire.

Dans ce cas, le patient hyperacousique ne doit en aucune manière se surprotéger dans la vie quotidienne ce qui entrainerait une augmentation de son hypersensibilité.

Natacha Chetritt-Bonneyrat a par expérience l’habitude d’attendre qu’il soit observé une stabilité de l’état pathologique du sujet, soit environ 4 mois après la survenance des symptômes avant d’accueillir un patient pour la première consultation intitulée « bilan préalable ».

 

Cette sagesse de temps est primordiale et doit permettre outre de consulter le corps médical en première intention pour effectuer les investigations nécessaires, de laisser le temps à la nature de faire son office et de permettre, si possible, une guérison progressive et naturelle.

 

Durant ce premier quadrimestre, Natacha Chetritt-Bonneyrat, constate que les symptômes d’hyperacousie ne sont pas matures et de fait qu’aucun diagnostic fiable ne peut être posé quant à la gravité des symptômes et à la suite qu’il conviendra d’y donner. Elle déplore que la mise en œuvre d’une rééducation de l’oreille prématurée sur un système auditif fragilisé, opérée par certains, ne vienne trop souvent perturber un possible rétablissement naturel.

 

En revanche il semble acquis qu’une prise en charge psychologique par un professionnel de santé aguerri soit souvent justifiée dans les premiers temps.

Quelle solution pour guérir l’hyperacousie

Au sein de son institut, Natacha Chetritt-Bonneyrat soigne les patients souffrant d’hyperacousie grâce à l’approche alternative et intégrative de son protocole thérapeutique éprouvé durant lequel le patient bénéficie de soins personnalisés hautement qualifiés.

 Le protocole thérapeutique ØREBLUE® permet d’éradiquer totalement et de façon pérenne les symptômes d’hyperacousie.

Comme le souligne nombre de médecins, sans la détermination du patient à guérir, les soins prodigués aussi exemplaires soient-ils seront inefficaces. Le patient est seul artisan de sa guérison avec l’aide du praticien.

Qu’est-ce que l’hyperacousie

L’hyperacousie se définit comme une intolérance (et non une sensibilité plus fine aux sons) à des niveaux sonores environnementaux dont l’intensité plus ou moins forte ne représente ni risque, ni désagrément pour les personnes normo-entendantes, mais qui induit une gêne ou une douleur chez les patients hyperacousiques.

L’hyperacousie n’est pas synonyme d’une meilleure audition, l’acuité auditive n’est pas améliorée.

L’hyperacousie n’est pas systématiquement concomitante à une perte d’audition ou à un autre trouble affectant le système auditif, même si statistiquement elle est observée chez 40%* des personnes présentant un acouphène (*source France Acouphènes) et affecterait environ 2% de la population mondiale.

Comme énoncé précédemment, lors de la survenance des symptômes d’hyperacousie, il est médicalement impossible de préjuger si nous sommes en présence d’un épisode éphémère ou d’un phénomène qui s’installera durablement.

Il est fréquent d’observer les prémices d’hyperacousie poindre 4 à 5 mois après la survenance des symptômes d’acouphènes.

La sur-sensation auditive pathologique résulte du fait que l’oreille a perdu de sa dynamique fonctionnelle, ceci se traduisant par un pincement des seuils d’inconfort et d’audition : les sons d’intensité confortable et forte sont exacerbés.

Le schéma ci-après représente les principales mesures audiométriques effectuées par le corps médical spécialisé sur un patient atteint d’hyperacousie.

On observe que les valeurs de la courbe des seuils subjectifs d’inconfort testés sont amoindris en comparaison avec celles définies par la courbe des seuils subjectifs d’inconfort de référence (courbe isosonique de Fletcher 115 dB).

Le tracé de la courbe des seuils subjectifs d’inconfort mesurés chez ce patient a perdu sa forme caractéristique concave (forme de banane ou de sourire) dont résulte des plages fréquentielles plus ou moins affectées.

Dès lors, et comme majoritairement, ce patient exprime une douleur à certains sons d’intensité moindre alors que des sonorités plus fortes n’engendrent qu’une gêne modérée.

Bilan audiométrique

 Sont représentées sur le graphique ci-contre, les valeurs correspondantes à :

Audiométrie tonale de référence

Audiométrie tonale du patient testé

Seuil subjectif d’inconfort de référence

Seuil subjectif d’inconfort du patient testé

Quelles sont les causes identifiées dans la manifestation des symptômes d'hyperacousie

L’hyperacousie nait majoritairement à la suite d’un traumatisme sonore (concert, explosion, arme à feu…) ou à l’exposition répétée et prolongée à des bruits d’intensité élevée (musique trop forte, travail en environnement bruyant…).

Toutefois elle peut avoir pour origine des sources accidentelles (traumatisme crânien, traumatisme barotraumatique…), la prise de médicaments ototoxiques, des troubles psychologiques tel un stress post-traumatique, une surdité brusque, une atteinte virale ou encore être due à des confusions neurologiques

Moins répandus, la paralysie faciale de Bell, le syndrome de Ramsay Hunt (virus qui touche les neurones du ganglion géniculé responsable des mouvements des muscles du visage, herpès auriculaire et paralysie faciale), ou une fistule labyrinthique peuvent également concourir à la survenance de symptômes d’hyperacousie.

Plus insidieux, le port d’obturateurs antibruit (bouchons d’oreilles) de façon inappropriée pour palier à une gêne ou une fatigue auditive peut induire la survenance de symptômes d’hyperacousie par l’appauvrissement de la stimulation sensorielle.

Ceci n’est que la cause visible concomitante, mais nous ne devons jamais oublier le « terrain » pour reprendre les termes de Pasteur.

Traitement Hyperacousie